À la Une: la visite du pape Léon XIV en Turquie et au Liban

Revue de presse des hebdomadaires français - Un pódcast de RFI - Domingos

Podcast artwork

Categorías:

« Léon XIV au défi de la paix », titre le Parisien-Dimanche, qui précise qu’après trois jours en Turquie, le souverain pontife arrive ce dimanche à Beyrouth. « Un voyage très attendu, dans une région meurtrie par les guerres », ajoute le journal. Pourtant, « nul ne s’attend à ce que le pape fasse la paix au Proche-Orient, de telles rodomontades n’appartenant qu’à Trump », remarque le Parisien-Dimanche selon lequel, à Beyrouth, « Léon XIV s’adressera peut-être autant au Hezbollah, dont le désarmement est le sujet crucial au Liban, qu’à Israël qui poursuit ses bombardements. Au-delà, dans cette région essentielle à ses yeux – la Terre sainte – l’Église de Rome prône avec constance une solution à deux états, Israël et Palestine, avec un statut international pour Jérusalem ».   Et ce n’est pas rien. Aux yeux du Parisien-Dimanche, « les paroles du natif de Chicago, plutôt discret depuis mai dernier, loin du tumulte des années François, n’ont jamais été aussi attendues dans un monde chaotique où prime la loi du plus fort, où la culture du clash attisée par les réseaux sociaux mine l’espace public et où grandit le spectre d’une troisième guerre mondiale ». « Perdre ses enfants » Le spectre d’une troisième guerre mondiale agite les pays européens et notamment la France. Emmanuel Macron a annoncé cette semaine le retour du service militaire en France, sur la base du volontariat, sur fond de guerre en Ukraine et de pression croissante de la Russie, après la déclaration très remarquée du chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon : « Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants (…) alors nous sommes en risque ». Il n’en faut pas plus à Marianne pour décréter en Une que « Macron nous prépare au pire ». « En marche vers la guerre », clame l’hebdomadaire, avec la photo de Vladimir Poutine en toile de fond. S’ensuivent les déclarations alarmistes du général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, qui affirme : « Si l’Ukraine tombe, puis la Moldavie, alors nous ne sommes plus rien ». Un autre général, le général Christophe Gomart, député les Républicains au Parlement européen estime, lui, que « le président Macron instille la peur, pire ennemi d’une nation ». Il n’en déclare pas moins « qu’il faut montrer notre détermination et nous réarmer massivement en munitions, chars, avions, frégates, drones. La dissuasion est d’abord une question de crédibilité ». Et il ajoute : « N’oublions jamais que le réarmement dissuadera toute attaque, créera un rapport de force crédible, et surtout, préparera la guerre pour préserver la paix. »  Plan de paix et corruption En Ukraine, la guerre est bien réelle. Et elle est l’objet d’une correspondance entre deux sœurs ukrainiennes, régulièrement publiée par M, le supplément du Monde. L’une, Sasha, vit à Kiev, l’autre Olga vit à Paris. Cette semaine, Olga confie « qu’elle a eu un haut-le-cœur en découvrant "le plan de paix de Trump". Ce pseudo-plan n’est, à mon avis, qu’une façon de dire à Zelensky : " Rends-toi maintenant, ne tarde pas" ». « Cela signifie-t-il aussi que les États-Unis ne vont plus du tout donner d’armes à l’Ukraine ? » interroge Olga. « Qu’ils nous laissent tomber définitivement ? Je n’arrive pas à croire que la première puissance du monde se comporte comme une autruche » conclut-elle. À Kiev, sa sœur Sasha, elle, s’indigne du scandale de corruption qui frappe l’entourage du président Zelensky. Elle cite Timur Mindich, accusé « d’être le cerveau d’un système de rétrocommissions dans des contrats liés à Energoatom, la compagnie nucléaire d’État ». « L’histoire me fait vomir », ajoute Sasha, « quand je lis que cet homme a quitté le pays quelques heures avant les perquisitions, quand je regarde les photos de ses sacs remplis de dollars et d’euros, quand je découvre les toilettes en plaqué or de son appartement ». « Un appartement qui se trouve dans le même immeuble que celui de notre président. Nausée ! s’exclame Sasha, qui ajoute même : On aimerait penser que Zelensky n’y est pour rien, mais ça va contre le bon sens ». Endorphines Courrier International s’intéresse cette semaine à notre santé mentale. « Votre médecin veut que vous fassiez la fête, et certains prescrivent même des concerts », titre l’hebdomadaire, qui s’est promené à travers le monde pour voir ce qu’il en est. On apprend ainsi qu’au Canada, « les médecins peuvent désormais prescrire à leurs patients des billets pour des concerts de musique classique ». C’est la chaîne canadienne CBC qui l’a annoncé. Pourquoi une telle prescription ? « Parce qu’écouter de la musique libère des endorphines, qui sont des antalgiques et des régulateurs d’humeur naturels, ainsi que de la dopamine, l’hormone du bien-être liée au plaisir (…) ». Et pourquoi pas une visite dans un musée ? C’est ce que recommande le Japon : « un bain muséal », une étude assure en effet « que le taux de mortalité des personnes fréquentant régulièrement des musées, serait plus faible que celui des personnes qui n’en ont pas l’habitude. » 

Visit the podcast's native language site